This repository has been archived on 2023-02-26. You can view files and clone it, but cannot push or open issues or pull requests.
langue-phundrak-com/content/archived/hjelp.org

943 lines
55 KiB
Org Mode
Raw Blame History

This file contains invisible Unicode characters

This file contains invisible Unicode characters that are indistinguishable to humans but may be processed differently by a computer. If you think that this is intentional, you can safely ignore this warning. Use the Escape button to reveal them.

This file contains Unicode characters that might be confused with other characters. If you think that this is intentional, you can safely ignore this warning. Use the Escape button to reveal them.

#+TITLE: Hjelp
#+HTML_HEAD: <meta name="description" content="Grammaire détaillée de la langue construite du Hjelp" />
#+HTML_HEAD: <meta property="og:title" content="Grammaire du Hjelp" />
#+HTML_HEAD: <meta property="og:description" content="Grammaire détaillée de la langue construite du Hjelp" />
#+setupfile: ../headers
#+OPTIONS: auto-id:t
#+UID: https://langue.phundrak.com/archived/hjelp
# idées: https://twitter.com/Phundrak/status/1079046235011584001
* Avant-propos
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-187f4787-8c93-4476-84a9-6c1b9972daa3
:END:
La redistribution ou vente de ce document sont strictement interdits. Ce
document est protégé par la loi française sur le droit dauteur et appartient
entièrement et totalement à son auteur. Ce document est un document disponible
gratuitement au format web à ladresse [[https://langue.phundrak.com/hjelp]] et au
format PDF à ladresse [[https://langue.phundrak.com/hjelp.pdf]]. Si vous lavez
obtenu depuis une autre source, gratuitement ou non, merci de men faire part
en me contactant via mes réseaux sociaux ou par mail que vous trouverez sur
mon site principal, [[https://phundrak.com]]. Aucune personne, morale ou physique,
nest à lheure actuelle autorisée à redistribuer ces documents. Si vous êtes
intéressés par une redistribution de ce document, je vous invite à rentrer en
contact avec moi afin que lon en discute.
src_latex{\newpage}
* Introduction
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-3613445a-a061-4ddd-895a-423813f1cf57
:END:
Le Hjelp est une langue construite représentant symboliquement la langue orale
et écrite utilisée par les dieux célestes de lunivers de mon roman, les
Hjalpĺ. Cela signifie que, bien que le Hjelp soit une langue /de facto/ réelle
de part cette grammaire et au moins mon utilisation de cette langue dans mes
ouvrages, elle nest pas réellement la langue telle que je limagine pour les
dieux célestes ; en effet, jimagine la langue réelle des Hjalpĺ comme étant
une langue dune extraordinaire complexité, mais extrêmement concise,
représentant lesprit des dieux célestes. Je me référerais ainsi par « Hjelp
théorique » au Hjelp tel quimaginé dans mon univers littéraire, et par
« Hjelp construit » ou tout simplement « Hjelp » la langue présentée dans ce
document.
Fort heureusement pour ceux qui se montreraient intéressé par le Hjelp, et
malheureusement pour moi, créer une langue dun tel niveau de complexité est
littéralement impossible, considérant ne serait-ce que la difficulté théorique
pour lapprendre. Cependant, cela ne mempêchera pas dessayer de créer une
langue complexe et concise du mieux que je peux, et jessaierai dimiter avec
cette langue lesthétique de la langue théorique des Hjalpĺ.
Le Hjelp est une langue construite dite /à priori/, cest à dire quelle ne se
base sur aucune langue naturelle. Sa grammaire a quelques inspirations de
diverses langues telles que le Français, le Tibétain, le Japonais, le Finnois
ou le Hongrois, cependant aucune partie majeure de leur grammaire nest
intégrée au Hjelp, et son lexique est entièrement construit de manière
indépendante de toute langue naturelle.
Jutiliserai, comme indiqué plus haut, cette langue dans mes ouvrages
littéraires concernant lunivers lié à cette langue, mais je lutiliserai
également pour des constructions dautres langues qui descendront du Hjelp.
Ces nouvelles langues, tel que le Melexeq, la langue de certains dieux
terrestres, seront beaucoup plus simples. Les langues divines terrestres
garderont un certain degré de complexité du fait du peuple la parlant en
lui-même, et les langues descendant du Hjelp utilisées par les mortels seront
dun niveau de complexité similaire aux langues naturelles que lon peut
trouver dans notre monde.
Cette grammaire nest pas un ouvrage destiné à lapprentissage du Hjelp
(peut-être en écrirai-je un destiné à cette application) mais sadresse plus à
mon propre besoin davoir une grammaire de référence pour le Hjelp et suppose
donc que le lecteur a un minimum de connaissances linguistiques, bien que
certains concepts seront expliqués dans leur chapitre ou paragraphe dédié.
** Quelques précisions sur le Hjelp théorique
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-19745f9a-94c3-493c-8eaa-83b31ec52727
:END:
Comme dit plus haut, le Hjelp théorique est une langue extrêmement complexe
parlée par les Hjalpel dans mon univers littéraire. Apprendre cette langue
prend plusieurs années détudes pour un humain afin de pouvoir ne serait-ce
que commencer à former des phrases rudimentaires avec un vocabulaire limité,
et les meilleurs ont un niveau tout de même faible ; selon le Cadre Européen
Commun de Référence pour les Langues (CECRL) à lheure où jécris ces lignes,
cela équivaut à un niveau A2.
Cette difficulté dapprentissage de la langue est liée à la nature des
Hjalpel et des dieux de façon générale dans mon univers : ils existent en
dehors de la réalité, et leur parole sont une manifestation en soit de la
réalité, exprimant toute sa complexité, sa subtilité. Comprendre parfaitement
cette langue revient à comprendre parfaitement la réalité, doù le niveau
très bas même des meilleurs universitaires et étudiants du Hjelp théorique.
Le Hjalpel théorique étant une expression de la réalité en elle-même, tout
élément qui est créé à un instant t entre à ce moment-là dans le domaine de
la réalité qui se propage alors dans le passé, et un mot émerge alors
naturellement en Hjelp théorique, ayant aux yeux des mortels existé depuis
toujours mais nayant été découvert que récemment.
À linverse du passé et du présent, le futur ne reste quhypothétique dans
cet univers, et bien quil puisse être prévu et prévisible aux yeux des
divins, il est tout à fait possible de laltérer si un dieux interfère avec
la réalité, si un mortel fait usage de son libre arbitre (en effectuant une
action réfléchie) ou en faisant usage de la magie. Ainsi, les éléments futurs
ne font pas encore partie de la réalité et nont donc pas dexpression dans
le présent. Attention, du moment quun concept est possible dans le futur, ce
concept a été créé dans le présent de la personne (mortelle ou divine) y
ayant pensé et entre donc dans le domaine de la réalité.
Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi il est impossible pour moi en
tant quauteur et simple mortel de réellement créer le Hjelp théorique.
src_latex{\newpage}
* Description du lexique
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-df6929ff-c861-4e0a-b70b-5229f7df4055
:END:
Le Hjelp est une langue se basant sur le principe des racine consonantales, la
grammaire étant exprimée quasiment uniquement via les voyelles. Du fait de ses
très riches déclinaisons, et malgré son nombre limité de racines lexicales, le
Hjelp peut exprimer un très grand nombre de différent mots, tous basés sur la
même racine.
Afin de respecter la philosophie du Hjelp théorique, tous les mots de son
lexique sont des mots ayant été créés soit /à priori/, soit à partir dautres
mots du Hjelp. Ainsi, le Hjelp nest quune langue source dans la génétique
des langues de mon univers linguistique et nemprunte ainsi jamais à dautre
langues.
src_latex{\newpage}
* Phonologie
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-6c3cf8e1-e35c-4538-85cb-44e93058390f
:END:
** Notes sur la translittération et la romanisation du Hjelp
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-1d118401-03c6-4c04-8161-54aa5187f326
:END:
Le Hjelp est une langue disposant dun système décriture qui lui est unique,
et par conséquent ne peut pas être aisément reproduisible par ordinateur,
encore moins dans du texte comme celui-ci, à moins dinsérer des images
dessinées au préalable. De plus, de par sa nature idéographique, le lecteur
naura aucune idée de la façon dont les mots se prononcent, hors il est
important de pouvoir partager laspect phonétique de cette langue afin
dassurer une bonne compréhension de ce document. Ainsi, jutiliserai pour la
quasi-totalité de cette grammaire une translittération du Hjelp, visant à
renvoyer une prononciation proche de la réalité. Ainsi, la majorité des sons
seront représentés par un unique caractère, à lexception de quelques sons
représentés par deux comme nous le verrons ci-dessous.
Pour des raisons desthétisme, le Hjelp dispose également dun système de
romanisation. Ce système repose sur moins de caractères comportant des
accents et autres diacritiques mais permet une approche peut-être plus simple
de la prononciation de la langue pour les non-linguistes. Lapproche de la
prononciation du Hjelp changeant selon la ou les langues parlées par le
lecteur, la romanisation peut également changer en fonction de la langue
cible. Ainsi, les francophones pourront retranscrire « qhø₃ð » comme « reuv »
tandis que les anglophones le rentranscriront « rhoth ». Cette romanisation
ne sera présente que dans le point suivant ([[*Inventaire phonétique]]) afin de
donner une référence de lecture du Hjelp dans mes textes littéraires,
cependant elle ne sera absolument pas utilisée dans ce document du fait du
manque dinformation quelle partage, contrairement à la translittération qui
reste constante selon la langue du lecteur et transmet toutes les
informations phonétiques (ou presque, c.f. la section §[[*Allophonie]] sur
lallophonie) dont on a besoin.
Quelques fois, la translittération ne suffira pas, en particulier dans ce
chapitre, pour exprimer avec détail la prononciation de certains mots ou de
certaines phrases ; je devrai donc utiliser lalphabet phonétique
international (IPA, /International Phonetic Alphabet/) afin de pouvoir donner
la prononciation de façon beaucoup plus précise que la translittération qui
peut parfois ne pas être exacte (à nouveau, c.f. la section §[[*Allophonie]] sur
lallophonie).
** Inventaire phonétique
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-c56ce529-67dd-4346-903c-b95a0332cfd6
:END:
La tendance en Hjelp est disoler les mots entre eux, marquant la séparation
entre eux par de courtes pauses ou par un coup de glotte [ʔ] entre ces mots
lors dun passage dune voyelle à une autre entre deux mots. Lorsquun mot
est composé de plusieurs syllabes, une préférence est présente pour que les
consonnes les plus proches de la voyelle fassent partie intégrale de la
syllabe dont la voyelle est le cœur, avec un équilibre dans la répartition
des consonnes entre les deux voyelles, avec un avantage pour la voyelle
suivante. Ainsi, quand trois consonnes sépareront deux voyelles, la première
consonne uniquement fait partie de la première syllabe. Si cette règle nest
pas suivie, la séparation sera marquée à lécrit par la première consonne de
la nouvelle syllabe écrite en majuscule, ou bien la voyelle elle-même si la
syllabe ne commence pas par une consonne.
*** Les consonnes
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-dbd601b8-7703-4306-aae2-0145264ac092
:END:
Le Hjelp est une langue disposant dun très large panel de consonnes. Voici
ci-dessous le tableau des consonnes du Hjelp, translittéré puis en IPA.
#+CAPTION: Consonnes du Hjelp (translittération)
| | nasal | occlusif | fricatif | spirant | roulé | fric-lat | spir-lat |
|------------+-------+----------+----------+---------+-------+----------+----------|
| bilabial | m | p b | | | | | |
| lab-dent | | | f v | | | | |
| dental | | | þ ð | | | | |
| alvéolaire | n ń | t d | s z | ŕ | r | lh | l ĺ |
| pal-alv | | | sh zh | | | | |
| rétroflexe | | ŧ đ | | | | | |
| palatal | | | ch jh | j | | | |
| lab-vel | | | | w | | | |
| vélaire | ng | k g | | | | | |
| uvulaire | | | qh rh | | | | |
| glottal | | | h | | | | |
| / | < | < | < | < | < | < | < |
#+CAPTION: Consonnes du Hjelp (IPA)
| | nasal | occlusif | fricatif | spirant | battu | fric-lat | spir-lat |
|------------+------------+----------+----------+---------+-------+----------+----------|
| bilabial | m [m̩] [m̩ʲ] | p b | [ɸ] [β] | | | | |
| lab-dent | | | f v | | | | |
| dental | | | θ ð | | | | |
| alvéolaire | n n̩ | t d | s z | ɹ | ɾ | ɬ | l l̩ [l̩ʲ] |
| pal-alv | | | ʃ ʒ | | | | |
| rétroflexe | | ʈ ɖ | | | | | |
| palatal | [ɲ̩] | | ç ʝ | j | | | |
| lab-vel | | | | w | | | |
| vélaire | ŋ | k g | [x] [ɣ] | | | | |
| uvulaire | | | χ ʁ | | | | |
| glottal | | ʔ | h [ɦ] | | | | |
| / | < | < | < | < | < | < | < |
On peut remarquer une grande complexité au niveau des consonnes occlusives
et fricatives, avec également un bon nombre de consonnes alvéolaires.
Presque toutes les consonnes occlusives et fricatives sont par ailleurs
dotées de leur équivalent voisé ou sourd, à lexception des deux consonnes
glottales. À noter que les phonèmes du tableau IPA entre crochets sont des
allophones et nont pas de représentation qui leur est propre. Il est
également à noter la présence de <ń> et <ĺ> qui sont toutes deux des
consonnes syllabiques ; cela signifie quelles ne sont pas considérées comme
des consonnes mais comme des voyelles à part entière au même titre que
celles que nous verrons ci-dessous.
Voici ci-dessous une description individuelle de chaque consonne :
- b :: Il sagit du <b> standard dont disposent le Français dans « bonbon »
[bɔ̃bɔ̃] ou lAnglais « believe » [bɪlɪv], une consonne bilabiale
occlusive voisée [b].
- ch :: Ce <ch> existe en Allemand dans des termes tels que « nicht » [nɪçt]
ou en Anglais Britannique dans « hue » [çʉː]. Il sagit dune
consonne fricative palatale sourde [ç].
- d :: Il sagit de la consonne <d> standard que lon peut retrouver en
Anglais dans « dice » [daɪs], où le <d> est prononcé en bloquant
larrivée dair au niveau de la partie rugueuse du palais. Il est
donc différent du <d> français qui est prononcé avec la langue
rapprochée voire touchant les dents et qui est noté [d̪], comme dans
« dance » [d̪ɑ̃s]. Le <d> du Hjelp est donc bel et bien une consonne
occlusive alvéolaire voisée [d].
- f :: Il sagit du <f> standard que lon retrouve bon nombre des langues
telles que le Français [fʁɑ̃sɛ] ou lAnglais « fit » [fɪtʰ]. Il sagit
donc dune consonne fricative labio-dentale sourde [f].
- g :: Il sagit du <g> dur standard que lon retrouve dans bon nombre des
langues telles que le Français dans « Gar » [ɡɑʁ] ou en Anglais dans
« get » [ɡɛt]. Il sagit donc dune occlusive vélaire voisée [g].
- h :: Le <h> représente laspiration effectuée dans certaines langues comme
lAnglais dans « had » [hæd]. Il sagit dune consonne glottale
sourde [h].
- j :: Le <j> représente la voyelle <i> prononcée comme une consonne, la
rendant donc effectivement semi-consonne. On la retrouve en Français
dans des mots tels que « yak » [jak] ou « yoyo » [jojo]. Il sagit
donc dune consonne approximante rétroflexe voisée [j].
- jh :: Le <jh> est léquivalent voisé de <ch>. On retrouve cette consonne
en Italien comme dans « figlio » [fiʝːo] ou en Russe avec яма
[ˈʝämə]. Il sagit donc dune consonne fricative palatale voisée
[ʝ].
- k :: Il sagit du <k> non aspiré que lon peut retrouver en Français comme
« cas » [ka] ou dans certains cas en Anglais comme dans « skirt »
[skɜːtʰ]. Il sagit donc de la consonne occlusive uvulaire sourde
[k].
- l :: Ce <l> est le <l> que lon peut retrouver en Français dans « lire »
[liʁ] et dans certains cas en Anglais dans « live » [lɪv]. Attention
à ne pas le confondre avec le « l sombre » anglais que lont peut
retrouver par exemple dans « feel » [fiːɫ]. Le <l> du Hjelp est donc
une consonne alvéolaire spirante-latérale voisée [l].
- lh :: Ce <l> est en quelques sortes un équivalent non-voisé du <l>
présenté ci-dessous. Il se retrouve en Groënlandais dans le mot
« illu » [iɬːu] ou en Norvégien de Trøndersk « tatl » ou « tasl »
[tʰaɬ]. Il sagit donc dune consonne alvéolaire latérale fricative
sourde [ɬ].
- m :: Il sagit du même <m> que le <m> standard en Français « mère » [mɛʁ]
ou en Anglais « me » [miː]. Il sagit donc de la consonne nasale
bilabiale voisée [m].
- n :: Il sagit du <n> standard que lon retrouve en Anglais comme dans
« not » [nɔt]. Attention, cette consonne est alvéolaire et non
dentale comme le <n> français de « nuit » [n̪ɥi]. Il sagit donc dune
consonne nasale alvéolaire voisée [n].
- ng :: Cette consonne se retrouve en Anglais dans des termes tels que
« singer » [sɪŋɚ] ou « king » [kʰɪŋ], et on le retrouve à quelques
occasion en Français comme dans « camping » [kɑ̃piŋ]. Il sagit donc
dune consonne nasale vélaire voisée [ŋ].
- p :: Il sagit du <p> non aspiré que lon retrouve en Français tèl que
dans « père » [pɛʁ] ou dans certains cas en Anglais comme dans
« spoon » [spuːn]. Il sagit donc de la consonne occlusive bilabiale
sourde [p].
- qh :: Il sagit dune consonne que lon retrouve en Français comme dans
« proche » [pχɔʃ], en Allemand « Dach » [daχ] ou en Kabyle « axxam »
[aχχam]. Il sagit donc dune voyelle fricative uvulaire sourde [χ].
- r :: Ce <r> peut être retrouvé en Scots « bricht » [brɪçt], en Espagnol
« perro » [pe̞ro̞] ou encore en Portugais avec « ratu » [rato]. Il
sagit dune consonne alvéolaire roulée voisée [r].
- rh :: Cette consonne est léquivalent voisé de <qh>, que lon peut
retrouver en Français « rester » [ʁɛste], en Dannois « rød » [ʁ̞œ̠ð̠],
en Allemand strandard « Rost » [ʁɔst] ou encore en Luxembourgeois
« Kugel » [ˈkʰuːʁəl]. Il sagit donc dune voyelle fricative
uvulaire voisée [ʁ].
- s :: Ce <s> est le <s> standard alvéolaire que lon retrouve dans des
langues tels quen Anglais « sit » [sɪtʰ], en Portugais « caço »
[kasu] ou en Estonien « sõna » [sɤnɑ]. Attention, le <s> français tel
que dans « façade » [fäs̪äd̪] est dentalisé, contrairement au <s> du
Hjelp qui est donc une consonne fricative alvéolaire sourde [s].
- sh :: Cette consonne peut se retrouver dans des langues telles que le
Français « cher » [ʃɛʁ], en Anglais « sheep » [ʃiːpʰ] ou en Breton
« chadenn » [ʃadeñ]. Il sagit donc dune consonne fricative
post-alvéolaire sourde [ʃ].
- t :: Ce <t> est la contrepartie voisée de <d> et peut se trouver en
Dannois « dåse » [tɔ̽ːsə], en Luxembourgeois « dënn » [tən] ou en
Finnois avec « parta » [pɑrtɑ]. Attention, le <t> Français est
dental, comme dans « tante » qui est prononcé [t̪ɑ̃t̪]. Ainsi, le <t> du
Hjelp est la consonne occlusive alvéolaire sourde [t].
- v :: Le <v> du Hjelp peut être retrouvé dans des langues tels que le
Français dans « valve » [valv], en Allemand « Wächter » [vɛçtɐ] ou en
Macédonien « вода » [vɔda]. Il sagit donc dune consonne fricative
bilabiale voisée [v].
- w :: Le <w> est un son que lon peut retrouver dans certaines langues
comme le Français dans « oui » [wi], en Anglais avec « weep »
[wiːpʰ], ou en Irlandais « vóta » [ˈwoːt̪ˠə]. Il sagit de la consonne
approximante labio-velaire voisée [w].
- z :: Ce <z> est la contrepartie voisée du <s>. On le retrouve dans des
langues tels que lAnglais dans « zoo » [zuː], en Esperanto dans
« kuzo » [kuzo] ou en Japonais dans « zenbu » [zembɯ]. Attention, en
Français le [z] est dentalisé en [z̪] et est donc différent du <z> du
Hjelp qui est une consonne fricative alvéolaire voisée [z].
- zh :: Ce <zh> est la contrepartie voisée du <sh>. Il peut être retrouvé en
Français dans « jour » [ʒuʁ], en Navajo « łizh » [ɬiʒ] ou en Corse
avec « ghjesgia » [jeːʒa]. Il sagit donc de la consonne fricative
post-alvéolaire voisée [ʒ].
- ð :: Cette consonne <ð> peut être trouvée dans des langues tels que
lAnglais dans « this » [ðɪs], en Allemand Autrichien « leider »
[laɛ̯ða] ou en Swahili dans « dhambi » [ðɑmbi]. Il sagit donc de la
consonne fricative dentale voisée [ð].
- þ :: Il sagit de la contrepartie sourde de <ð> qui peut être trouvée en
Anglais dans « thin » [θɪn], en Malaisien dans « Selasa » [θelaθa] ou
en Espagnol Castillan « cazar » [käθär]. Il sagit de la consonne
fricative dentale sourde [θ].
- đ :: Il sagit dun <d> prononcé de façon rétroflexe et peut être trouvé
dans des langues telles que le Norvégien dans « varde » [ʋɑɖːə] ou en
Sicilien dans « coḍḍu » [kɔɖːu]. Il sagit de la consonne occlusive
rétroflexe voisée [ɖ].
- ŕ :: Ce <r> est une consonne signature de lAnglais tel que dans « red »
[ɹɛd], ainsi quen Allemand Autrichien standard « Rebe » [ɹeːbɛ] ou
en Tagalog dans « parang » [paɹaŋ]. Cette consonne est la consonne
alvéolaire approximante voisée [ɹ].
- ŧ :: Cette consonne est léquivalent sourd de la consonne <đ>. Elle se
retrouve dans certaines langues telles que le Javanais dans
« bathang » [baʈaŋ], en Norvégien « kort » [koʈː] ou en Suédois
« karta » [kʰɑːʈa]. Il sagit donc de la consonne occlusive
rétroflexe sourde [ʈ].
- :: La consonne <> est une consonne que lon retrouve en Anglais Général
Américain dans « button » [bɐʔn̩], en Danois avec « hånd » [hʌ̹nʔ] ou
encore en Hawaiien avec « eleele » [ˈʔɛlɛˈʔɛlɛ]. Il sagit donc de
la consonne occlusive glottale sourde [ʔ].
*** Les voyelles
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-3af1359b-a8c8-4190-b424-5772d606ec52
:END:
À linstar des consonnes, le Hjelp dispose dun inventaire phonétique très
large, contenant un total de 23 voyelles simples, incluant le <ń> et le <ĺ>
présentés ci-dessus, prononcées /n̩/ et /l̩/ respectivement. Les voici
ci-dessous translittérées et en IPA.
#+CAPTION: Voyelles du Hjelp (translittération)
| / | > | | |
| | | antérieures | postérieures |
|---+-------------+---------------+--------------|
| | fermées | i / y | u |
| | pré-fermées | ì / ĩ / ů | ù / ũ |
| | mi-fermées | e / é / ø / ö | o / õ |
| | mi-ouvertes | è / œ / ô | ò |
| | ouvertes | a | å / ã |
#+CAPTION: Voyelles du Hjelp (IPA)
| / | > | | |
| | | antérieures | postérieures |
|---+-------------+-------------------+--------------|
| | fermées | iː / yː | uː |
| | pré-fermées | ɪ / ɪ̃ / ʏ | ʊ / ʊ̃ |
| | mi-fermées | eː / ẽː / øː / ø̃ː | oː / õː |
| | mi-ouvertes | ɛ / œ / œ̃ / [ə] | ɔ |
| | ouvertes | aː | ɒ / ɒ̃ |
Comme on peut le constater, le Hjelp dispose également dun schwa qui na
pas de notation spéciale. Il apparaît généralement comme une forme de
réduction du <a> dans certains cas mentionnés lorsque lon traitera de
lallophonie des voyelles (§[[*Voyelles]]).
On remarque ci-dessus une complexité particulièrement importante au niveau
des voyelles mi-fermées antérieures ainsi quune abscence de voyelles
centrales. La majorité des voyelles sont dans une paire ouverte et courte ou
fermée et longue, tels que le <i> et le <ì> ou le <a> et le <å>. Plusieurs
voyelles ont également leur équivalent nasalisé, tels que le <ī>, <ö> et
<ô>.
Voici ci-dessous la description de chacune de ces voyelles :
- a :: Il sagit de la voyelle antérieure ouverte longue non-arrondie [aː].
- e :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-fermée longue non-arrondie
[eː].
- i :: On peut retrouver cette voyelle en Anglais comme dans « free » [fɹiː]
ou « ív » [iːv] en Hongrois. Il sagit de la voyelle antérieure
fermée longue non-arrondie [iː].
- o :: Il sagit de la voyelle postérieure mi-fermée longue arrondie [oː].
- u :: On peut retrouver cette voyelle en Allemand standard dans « Fuß »
[fuːs]. Il sagit de la voyelle postérieure fermée longue arrondie
[uː].
- y :: On peut retrouver cette voyelle en Allemand standard dans « über »
[yːbɐ] et un Hongrois avec «  » [t̪yː]. Il sagit de la voyelle
antérieure fermée longue arrondie [yː].
- ã :: Il sagit de la voyelle postérieure ouverte nasale arrondie [ɒ̃].
- å :: Il sagit de la voyelle postérieure ouverte arrondie [ɒ].
- è :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-ouverte non-arrondie [ɛ].
- é :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-fermée nasale non-arrondie
[ẽː].
- ì :: Il sagit de la voyelle antérieure pré-fermée non-arrondie [ɪ].
- ò :: Il sagit de la voyelle postérieure mi-ouverte arrondie [ɔ].
- ô :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-ouverte nasalisée arrondie [œ̃].
- õ :: Il sagit de la voyelle postérieure mi-fermée nasalisée longue
arrondie [õː].
- ö :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-fermée nasalisée longue
arrondie [ø̃ː].
- ø :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-fermée longue arrondie [øː].
- ù :: Il sagit de la voyelle postérieure pré-fermée arrondie [ʊ].
- ĩ :: Il sagit de la voyelle antérieure pré-fermée non-arrondie [ɪ̃].
- œ :: Il sagit de la voyelle antérieure mi-ouverte arrondie [œ].
- ũ :: Il sagit de la voyelle postérieure pré-fermée nasalisée arrondie
[ʊ̃].
- ů :: Il sagit de la voyelle antérieure pré-ferée arrondie [ʏ].
** Diphtongues
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-b03f5ac6-7395-432f-b437-ccb4fe8af503
:END:
Les diphtongues en Hjelp sont très libres, dans le sens où toute voyelle peut
sassocier avec une autre afin de créer une diphtongue, à la condition quil
ne sagisse pas deux fois de la même voyelle. Lors de lassociation de deux
voyelles, si lune des voyelles est longue, alors elle perd cette qualité et
devient courte. En Hjelp, la voyelle se maintenant durant un allongement de
la diphtongue est la première des deux, la seconde restant courte peu importe
la situation.
La marque tonale associée au diphone ne se marquera que sur la seconde
voyelle, la diphtongue étant considérée en Hjelp comme étant une seule et
unique voyelle. Il se peut que dans certains cas deux voyelles syllabiques se
suivent sans former de diphtongue ensemble, auquel cas la marque tonale
marquera la séparation des deux syllabes. Dans le cas où la première syllabe
est sur le ton neutre, il sera obligatoire de le marquer explicitement à
lécrit, tel que dans *qhlö₄te₁ů₂ntrhae₂lf*. Pour plus de détails sur les
tons du Hjelp, voir la section sur les sept tons (§[[*Les sept tons]]).
** Triphtongues
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-1c2eb6ca-a038-4f6f-9ac3-2c72aeebf7f3
:END:
À linstar des diphtongues (§[[*Diphtongues]]), le Hjelp est extrêmement
permissif quand aux triphtongues, interdisant uniquement les successions
immédiates de deux voyelles identiques. À nouveau, comme pour les
diphtongues, la dernière voyelle reste courte ; la première voyelle est
également courte, la longueur de la triphtongue étant supporté par la seconde
voyelle la composant, telle la première voyelle des diphtongues.
À nouveau, la dernière voyelle de la triphtongue est celle qui supporte la
marque tonale à lécrit, et afin déviter une confusion entre une triphtongue
et une voyelle simple accolée à une diphtongue, la marque tonale servira à
les dissocier.
Les triphtongues, du fait de la complexité de leur prononciation, sont très
rares en Hjelp.
** Les sept tons
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-282b78b2-423b-4d8e-ab6f-bc17f2cf0099
:END:
Le Hjelp est une langue tonale disposant de sept tons différents portant sur
une syllabe entière. Un ton est une variation de hauteur non pas absolue
comme peuvent lêtre les notes dune chanson, mais plutôt des variations de
hauteur relative à la hauteur standard du locuteur. Voici ci-dessous une
illustration des sept tons du Hjelp, avec pour hauteur de référence du
locuteur le ton nº1 :
#+CAPTION: Les sept tons du Hjelp
[[./img/hjelp/tones.jpg]]
Comme vous pouvez le constater, trois des tons du Hjelp sont constants. Le
premier est, comme indiqué précédemment, le ton de référence du locuteur et
est désigné comme étant le ton neutre. Le second ton est le ton bas, le
troisième est le ton haut, prononcés respectivement avec une hauteur plus
grave et plus haute que le ton neutre. Les deux tons suivants sont des tons
de hauteur changeante, mais avec la variation constante. Le quatrième ton est
un ton montant, tandis que le cinquième ton est descendant. Les deux tons
suivants sont un peu plus complexes, et par conséquent plus rares, le sixième
ton étant montant puis descendant, et le septième étant descendant puis
montant.
Chaque ton est appliqué à une syllabe unique et naffecte pas les syllabes
environnantes.
Dans la translittération du Hjelp, le ton est indiqué via un chiffre souscrit
à la voyelle correspondant au numéro du ton. Le premier ton étant neutre, il
est également non-marqué à lécrit si cela nest pas nécessaire. Si une
diphtongue est affectée par un ton, seule la seconde voyelle de la diphtongue
porte la marque de la tonalité.
Ainsi, on peut avoir un mot qui sécrit ainsi : <ngèì_{6}arö_{2}>. Ainsi, la
voyelle <èì> porte le ton montant-descendant, la voyelle <a> porte le ton
neutre (non marqué), et la voyelle <ö> porte le ton bas.
Comme indiqué dans le chapitre §[[*Diphtongues]] sur les diphtongues, afin de
lever lambigüité dans certains cas il se peut que lon soit obligé de
marquer le ton neutre, comme dans <jhy_{1}i_{3}lh>. Ici, on pourrait croire à
une diphtongue <yi_3> si le ton neutre navait pas été marqué, diphtongue qui
à linverse est présente dans le terme <jhyi_{3}lh>. Jutiliserai également
dans ce document une notation similaire lors de notation phonétiques en IPA.
Ainsi, <jhy_{1}i_{3}lh> sera transcrit /ʝy.ʔi_{3}ɬ/.
** Allophonie
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-d9bd3e2b-3b2d-45ba-a3f8-eb1fc7cd9a69
:END:
En Hjelp, comme dans beaucoup dautres langues, il existe de nombreuses
règles sur la modification de la prononciation de certains phonèmes selon
leur emplacement au sein dun mot et selon leur environnement phonétique,
donnant lieu à des allophones desdits phonèmes. Des allophones sont des
productions différentes dun même son considéré unique dans une langue, et
bien que des locuteurs natifs puissent entendre la différence entre deux
allophones, leur différentiation nest pas porteuse de sens et nest souvent
présente que du fait dune simplification de la prononciation des phonèmes
dorigine.
Les règles que vous trouverez ci-dessous sont les dernières règles à
appliquer lors de la lecture et de la prononciation du Hjelp, une fois toutes
les règles morphologiques et syntaxiques appliquées. Attention, la consonne
<> (/ʔ/) est considérée comme étant transparente concernant lallophonie,
ainsi les règles suivantes sappliquent comme si cette consonne était
inexistante et insonore.
*** Voyelles
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-a7e58283-cf4f-4301-84fd-bf049f613b5a
:END:
Il existe peu de règles en Hjelp concernant les voyelles, et elles
concernent exclusivement les consonne syllabiques tel que vous pourrez le
constater ci-dessous.
- Le <a> et le <è> sont complètement inaudibles dans le cas où lune de ces
deux voyelles se situe en contact direct avec un <n> ou un <l> et que ces
derniers ne font pas partie de la racine du mot. Ces deux consonnes
deviennent alors syllabiques et se métamorphosent en <ń> et <ĺ>
respectivement, et cela sera parfois même marqué à lécrit, comme dans /Hjalpĺ/.
- {/al/,/el/} > [l̩] / _#
- {/an/,/en/} > [n̩] / _#
- {/la/,/le/} > [l̩] / #_
- {/na/,/ne/} > [n̩] / #_
- La prononciation standard du <ń>, comme mentionné ci-dessus dans le
chapitre §[[*Les voyelles]] sur les voyelles, est le [n̩]. Cependant, cette
voyelle peut voir sa prononciation se métamorphoser en [m̩], [ɲ̩] et [m̩ʲ].
La première métamorphose se produit si le <ń> est en contact direct avec
une consonne bilabiale. La seconde se produit dans le cas où le <ń> est en
contact direct avec les voyelles fermées ou pré-fermées antérieures, soit
<i>, <y>, <ì>, <ĩ> et <ů>, ou bien avec la consonne <j>. Dans le cas où
les conditions de la première et de la seconde métamorphose sont vraies
pour la même voyelle <ń>, la troisième métamorphose se produit et le <ń>
sera prononcé comme un [m̩ʲ].
- /n̩/ > [m̩] / P_ | _P
- /n̩/ > [ɲ̩] / {iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}_ | _{iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}
- /n̩/ > [m̩ʲ] / P_{iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ} | {iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}_P
- Le <ĺ>, dont la prononciation standard est le [l̩], subit une métamorphose
similaire lors dun contact avec les voyelles fermées et pré-fermées
antérieures <i>, <y>, <ì>, <ĩ> et <ů> et se réalise alors comme un [l̩ʲ].
- /l̩/ > [l̩ʲ] / {iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}_ | _{iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}
- Le <a> et le <è> sont des voyelles faibles ayant tendance à samoindrir en
un schwa /ə/ lorsquelles se situent dans la syllabe la plus externe au
mot dont elles font partie sans que cette syllabe ne contienne la racine
consonantique du mot.
- {/a/,/e/} > [ə] / #C_ | _C# si C ne fait pas partie de la racine
*** Consonnes
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-4b81728e-8994-4bd7-bdb5-db1b1c951312
:END:
Contrairement aux voyelles, le Hjelp est assez riche en allophonie
concernant les consonnes.
- La prononciation standard du <f> et du <v> est respectivement [f] et [v].
Cependant, les deux voient leur prononciation se changer en [ɸ] et [β]
lorsque ces consonnes se retrouvent entre deux voyelles ou semi-consonne,
ou en fin de mot et précédées par une voyelle.
- /f/ > [ɸ] / {V,j,w}_{#,V,j,w}
- /v/ > [β] / {V,j,w}_{#,V,j,w}
| te_{4}fũ_{3}d | /teː_{4}.fʊ̃_{3}d/ | [teː_{4}.ɸʊ̃_{3}d] |
| vyelo_{2}tov | /vye_{1}.loː_{2}.toː_{1}v/ | [vye_{1}.loː_{2}.toː_{1}β] |
- Le <h> a pour prononciation standard le [h], cependant il peut également
être prononcé comme un [ɦ]. Cet allophone se produit entre deux voyelles,
semi-consonne (les deux catégories seront notées <V> ci-dessous) ou
consonne voisée. En revanche, au contact dune voyelle fermée ou
semi-fermée antérieure, le <h> se réalise comme un [ç], et si les
conditions pour la réalisation dun [ɦ] et dun [ç] se rencontre, un [ʝ]
sera produit.
- /h/ > [ɦ] > {C[+voix],V}_{C[+voix],V}
- /h/ > [ç] > {iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}_ | _{iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}
- /h/ > [ʝ] > {iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}_{C[+voix],V} | {C[+voix],V}_{iː,yː,ɪ,ɪ̃,ʏ}
| wyhakuþ | /wyː.haː.kyːθ/ | [wyː.ɦaː.kyːθ] |
| hjalp | /hjaːlp/ | [çjaːlp] |
| nehja | /neː.hjaː/ | [neː.ʝjaː] |
- le <x> et le <rh> sont habituellement respectivement prononcés [χ] et [ʁ],
cepedant ils sont avancés en consonnes vélaires [x] et [ɣ] respectivement
lorsquils sont en contact avec une consonne fricative.
- /χ,ʁ/ > [+vélaire] / F_ | _F
| naqhfèn | /naːχ.fɛn/ | [naːx.fɛn] |
| elekorh þurènt | /eː.leː.koːʁ.θuː.rɛnt/ | [eː.leː.koːɣ.θuː.ɾɛnt] |
- Si deux fricative de voisement différent se succèdent immédiatement, la
qualité vocalique de la seconde fricative est appliquée à la première.
Ainsi, si une fricative sourde suit une fricative voisée, elle devient
sourde ; si une fricative voisée suit une fricative sourde, elle devient
voisée.
- F[-son] > [+son] / F[+son]_
- F[+son] > [-son] / F[-son]_
| echvènd | /eːç.vɛnd/ | [eːç̬.vɛnd] |
| auzshèìd | /auz.ʃɛɪd/ | [auz̥.ʃɛɪd] |
- Si deux consonnes plosives ou plus se succèdent, seule la dernière a une
désocclusion audible. Si une ou plusieurs consonnes plosives est entourée
de consonnes plosives, cette consonne ne sera pas prononcée.
- S > [-occlusion] / _S
- S > Ø / S_S
| edtø | /eːd.tøː/ | [eːd̚.tøː] |
- Si un <r> se situe entre deux voyelles ou se situe en fin de mot et est
précédé par une voyelle, la consonne devient alors battue.
- /r/ > [ɾ] > V_{#,V}
| Ereþ | /eː.reːθ/ | [eː.ɾeːθ] |
| nůr | /nʏr/ | [nʏɾ] |
** Phonotaxes
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-36429d9d-aad8-43d7-a43e-97d128e1a88f
:END:
src_latex{\newpage}
* Morphologie
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-ca23e576-77b9-42f4-9dc2-63973a393c39
:END:
Comme mentionné dans la description du lexique (§[[*Description du lexique]]), le
Hjelp est une langue se basant sur des racines consonantales disposant au
moins dun emplacement pour une voyelle entre deux consonnes. Par exemple, le
terme *hjelp* a pour racine consonantale <hj-lp> avec la voyelle <e> portant
la déclinaison génitive du mot ainsi que sa nominalisation, décrivant ainsi un
nom se définissant par sa relation aux /Hjalpĺ/, dont le nom se décompose en
<hj-lp> (racine consonantique), le <a> en infixe dénotant la qualité
nominative du mot, et le <ĺ> dénotant le nombre (collectif non-uniforme),
désignant ainsi les dieux célestes en eux-mêmes, les désignants
collectivement, et indiquant quils ne sont pas tous identiques entre eux.
Le Hjelp a été pensé de façon à ce quune grande quantité dinformation puisse
tenir en relativement peu de syllabes, de façon à exprimer en relativement peu
de temps des idées complexes et/ou complètes avec des longueurs de phrases
comparables à des langues naturelles, doù ce système demplacements pouvant
porter autant de variantes phonétiques ayant chacune leur signification.
Dans cette catégorie dédiée à la morphologie, nous étudierons la façon dont
les mots peuvent changer dapparence, peuvent se métamorphoser afin dadopter
de nouvelles significations. Ce qui relève de lagencement des mots entre eux
sera discuté lors de létude de la syntaxe du Hjelp (§[[*Syntaxe]]), et pour ce
qui est des règles relevant aussi bien de la syntaxe que de la morphologie,
nous parlerons de morphosyntaxe (§[[*Morphosyntaxe]]).
** Noms
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-85ff557e-82d5-49e3-82cd-0f785fd56806
:END:
Les noms du Hjelp servent généralement à désigner des entités, des concepts
ou bien des objets. Ils sont composés dau moins une racine consonantique et
de leur voyelle cœur portant la grammaire du nom, et porte également souvent
en premier affixe une voyelle et une consonne décrivant respectivement le
genre et le nombre du nom. Comme pour la majorité des mots en Hjelp, les noms
fonctionnent par système demplacements grammaticaux disposés comme suit :
| / | <> | > | > | > |
|---+-------------+-------------------+-------------+----------------------|
| | racine (C1) | voyelle cœur (V1) | racine (C2) | genre+nombre (V2+C3) |
|---+-------------+-------------------+-------------+----------------------|
Si un emplacement est utilisé, tous les emplacements se situant entre les
emplacements de la racine et ledit emplacement doivent également être
également utilisés.
*** Genre
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-d7281cc7-6fa1-4ddb-9681-2284129d917d
:END:
Le Hjelp dispose de neuf genres différents spécifiques ainsi quun dixième
genre neutre. Ce dixième genre nest utilisé que lorsquun marquage du genre
est obligatoire mais non-spécifié. On a donc la liste qui suit :
1. Genre Sacré (/SAC/) : se réfère à tout être divin ou considéré comme
divin. Cela peut donc se référer aux trois catégories de Divins
(célestes, terrestres et dragons), mais il peut également être utilisé
comme moyen de marquer un honorifique important envers un mortel.
2. Genre Abstrait (/ABST/) : se réfère à tout élément non physique, concept
ou élément temporel. Les lieux et emplacements géographiques et temporels
sont également généralement considérés comme étant de genre abstrait.
Bien que le temps en lui-même soit considéré comme étant du genre divin,
les événements et marqueurs de celui-ci sont considérés comme des
concepts créés dans lesprit et le mental des êtres.
3. Genre Liquide (/LIQ/) : se réfère, comme son nom lindique, à tout
élément liquide, et tout particulièrement à leau. Cependant, ce genre ne
couvre pas tous les fluides, les gaz étant par exemple de genre inanimé.
4. Genre Masculin (/M/) : se réfère à tout être humain ou humanoïde
dapparence masculine, de sexe masculin, ou à un groupe à prédominance
masculine.
5. Genre Féminin (/F/) : se réfère à tout être humain ou humanoïde
dapparence féminine, de sexe féminine, ou à un groupe à prédominance
féminine.
6. Genre Neutre (/N/) : se réfère à tout être humain ou humanoïde dont on ne
connaît pas le sexe, à un groupe nayant pas de prédominance préétablie,
ou bien si le genre ou le sexe nest tout simplement pas spécifié.
7. Genre Animal (/ANML/) : se réfère à tout être mortel animé nétant pas
humanoïde.
8. Genre Végétal (/PLNT/) : se réfère à tout être mortel non-animé nétant
pas humanoïde.
9. Genre Inanimé (/INAN/) : se réfère à tout élément physique non-vivant.
10. Genre Inconnu (/UKN/) : genre vide, naillant pour seul rôle de marquer
un genre grammaticalement obligatoire sans que ce dernier ne soit
spécifié.
Le genre est inclus sémantiquement dans la large majorité des noms du Hjelp,
y compris dans des déclinaisons courantes si cette déclinaison est
nominalisée par la suite afin den faire un mot à part entière. Ainsi, <đ-m>
est une racine signifiant <humain>, ou <être humain>, et son genre est
neutre ; <đem>, désignant les langues humaines, est de genre abstrait.
Il est cependant possible de forcer un genre différent selon les besoins du
locuteur, pouvant également modifier la signification du mot. Ainsi, si
lemplacement du genre et du nombre est libre, on peut y ajouter en affixe
les éléments suivants pour changer le genre du mot :
| / | < |
| Genre | Affixe |
|----------+--------|
| Sacré | av |
| Abstrait | òf |
| Liquide | ãv |
| Masculin | et |
| Féminin | ob |
| Neutre | ød |
| Animal | ìk |
| Végétal | yng |
| Inanimé | ug |
| Inconnu | ik |
Si lon souhaite changer le genre alors que lemplacement est déjà utilisé
pour le nombre, alors il faudra utiliser un des éléments présentés lors de
la présentation des nombres ci-dessous (§[[*Nombre]]). Le suffixe pour le genre
inconnu nest utilisé que dans le cas où des éléments suivant le nombre et
le genre sont utilisés et que ni le genre ni le nombre ne sont précisés.
Un changement volontaire de genre de la part dun locuteur peut réaliser des
objectifs divers. Il est possible par exemple dappliquer un genre sacré à
un mortel afin de dénoter un honorifique envers ce mortel, lutilisation
dun genre humain dans le même contexte faisant alors lieu dhumilifique. À
linverse, lutilisation dun genre animal ou inanimé envers un humain
représente dans le premier cas une marque de supériorité de la part du
locuteur utilisant le genre animal envers lhumain portant alors ce genre,
voire une insulte lors de lutilisation du genre inanimé.
Le Hjelp dispose également de sur-genres qui disposent dune utilisé
grammaticale, notamment pour les verbes et leurs accords, qui peuvent
regrouper plusieurs genres comme montré ci-dessous :
1. Sur-genre Spirituel (/SPIR/) : rassemble le genre sacré, mental et
liquide.
2. Sur-genre Humain (/HUM/) : rassemble le genre masculin, féminin et
neutre.
3. Sur-genre Non-humain (/NHUM/) : rassemble le vivant non humain ou divin,
donc le genre animal et végétal.
4. Sur-genre Global (/GLOB/) : rassemble le genre inanimé et inconnu.
*** Nombre
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-bd302f3b-b57d-4ccc-b1f8-c9527472fce8
:END:
Le Hjelp dispose de six nombres distincts qui se marquent dans leur
emplacement dédié dans le mot. La seule information inclue sémantiquement
dans la racine du nom concernant le nombre est son aspect dénombrable ou
non, auquel cas ces divers nombres représenteront des quantités plus
arbitraires que si le nombre est dénombrable.
1. Singulier (/S/) : désigne un élément unique dénombrable, ou bien une
petite quantité indénombrable.
2. Singulatif non-uniforme (/SGV/) : désigne un ensemble déléments
similaires mais non-identiques, comme par exemple des maisons dans une
ville.
3. Singulatif uniforme (/SGVU/) : désigne un ensemble déléments identiques,
comme peuvent lêtre des feuilles de papier de même taille et même
couleur.
4. Duel (/DU/) : désigne deux éléments dénombrables, ou bien une quantité
moyenne indénombrable.
5. Triel (/TRI/) : désigne trois éléments dénombrables, ou bien une quantité
relativement importante indénombrable.
6. Pluriel (/PL/) : désigne quatre éléments ou plus dénombrables, ou bien
une quantité très importante indénombrable.
La distinction entre des éléments identiques ou non relève souvent du
subjectif ou de ce sur quoi le locuteur souhaite mettre laccent. Il en va
de même pour les quantités ; celles mentionnés ne sont que larchétype de
lutilisation de ces nombres, mais le locuteur peut adapter ces nombres basé
sur sa perception de ce que représente « peu » ou « beaucoup » dun élément.
On remarquera que les deux singulatifs nont pas déquivalent en terme de
quantité pour lindénombrable ; en effet, ils seront utilisés à la place
pour représenter la qualité de luniformité de lélément indénombrable.
Ainsi, pour de la farine par exemple, si celle-ci est un mélange dautres
farines, le singulatif non-uniforme sera utilisé. À linverse, une farine
pure se verra attribuée le singulatif uniforme.
Voici ci-dessous le tableau des nombres, genrés ou non.
| / | > | | | | | | |
| | | S | SGV | SGVU | DU | TRI | PL |
|---+------+----+-----+------+----+-----+----|
| | Ø | | ĺ | at | aŕ | arh | ab |
| | SAC | ń | el | èt | èŕ | erh | èb |
| | ABST | œn | œl | øt | œŕ | œrh | øb |
| | LIQ | ãn | ãl | ãt | ãŕ | ãrh | ãb |
| | M | ôn | ôl | ôt | ôŕ | ôrh | ôb |
| | F | òn | òl | òt | òŕ | òrh | ob |
| | N | en | el | et | eŕ | erh | eb |
| | ANML | ìn | ìl | it | ìŕ | irh | ib |
| | PLNT | ũn | ũl | ũt | ũŕ | ũrh | ũb |
| | INAN | yn | yl | yt | uŕ | yrh | yb |
*** Déclinaisons
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-225231f4-1f43-4ac3-8f46-87a8218cdff6
:END:
** Déterminants
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-e4e6e69f-4bef-4989-a53b-8bffa40eec9d
:END:
** Adjectifs et adverbes
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-3e7bde84-469b-4554-b9ac-59fc37cc9e62
:END:
** Verbes
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-928a5eda-93fb-4f90-a1b2-981dd55acf0a
:END:
** Conjonctions
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-dd9e1850-7a83-4207-940a-f4c6d786d887
:END:
src_latex{\newpage}
* Syntaxe
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-6542e99d-fe65-425c-84a3-72340772788f
:END:
src_latex{\newpage}
* Morphosyntaxe
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-83aba0d9-e151-4961-8808-64768b56b212
:END:
src_latex{\newpage}
* Sémantiques
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-1c857702-b3ba-4970-a2cc-6b59047becfe
:END:
src_latex{\newpage}
* Pragmatique
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-5d0a8dfb-f2cc-4ebb-b313-4ed15c735b93
:END:
src_latex{\newpage}
* Phraséologie
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-7b4dd3e2-0c34-44a3-8da0-543aeb012e8e
:END:
src_latex{\newpage}
* Synchronie et diachronie
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-f4401edc-2479-4bb3-8d78-024d97a236fa
:END:
src_latex{\newpage}
* Système décriture
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-0faa45fa-b303-402b-b27f-820646f22bf2
:END:
src_latex{\newpage}
* Glossaire
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-ca4a6dde-6941-46ea-8eaa-2501d28e2e95
:END:
Le Hjelp étant une langue évoluant en permanence, je ne peux donner de lexique
fixe dans ce document, cependant un dictionnaire en ligne est actuellement en
cours de développement qui contiendra tous les mots de la langue et les
traduira vers le français et possiblement langlais avec les détails
nécessaires à une bonne compréhension des termes, les subtilités quils
induisent ainsi que leur étymologie sils en ont une. Ce dictionnaire sera
disponible à ladresse [[https://dict.phundrak.com/]]
src_latex{\newpage}
* Annexes
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-c6078d3e-d884-4f7d-9988-5cebaf402f7c
:END:
** Annexe A : Abbréviations
:PROPERTIES:
:CUSTOM_ID: h-5f6143b0-42f6-48d2-837e-9d00919e5c0e
:END:
# LocalWords: status Melexeq moment-là